Ces 24 et 25 septembre derniers se sont réunis à Pittsburgh les dirigeants des vingt plus grandes puissances mondiales, des États-Unis à l'Indonésie en passant par l'Union Européenne.
Représentant 66% de la population mondiale, effectuant 78% des échanges internationaux, concentrant 89% du PIB mondial, les dirigeants de ces puissances et superpuissances se réunissent à raison d'une fois par an. Consécutivement, chacun des États membres devient la scène de débats tentant de résoudre les grands problèmes économiques et politiques. Retour sur le précédent sommet du G20 qui s'est déroulé sous la tutelle du nouveau chef d'État américain, Barack Obama.
LE G20 de Londres
Le 2 avril 2008 s'est tenu le G20 de Londres. Les mesures discutées furent :
Même si les conséquences de la crise de 2008 s'estompent progressivement, la « reprise demeure fragile », comme l'a souligné le Premier ministre canadien Stephen Harper. C'est pourquoi, en plus de création imminente de nouvelles mesures financières, les vingt chefs d'États sont parvenus à un accord selon lequel le FMI doit être réformé pour devenir une institution plus impliquée dans les contextes économiques actuel et à venir. Suite à cette conséquente initiative du G20, la chancelière allemande Angela Merkel a incité ses membres à « aller bien au-delà des accords conclus à Londres en avril (2 avril 2008, date du précédent G20 à Londres, ndlr) », mesure en faveur de laquelle chaque pays va appliquer des engagements concrets.
Les stock-options
Il s'agit d'actions à prix fixe (appelées « options ») distribuées par une entreprise à ses cadres. S'ils utilisent (ils les mettent sur le marché - c'est-à-dire qu'ils les transforment en actions - et les revendent immédiatement) celles-ci au bout de 38 mois, les options leurs sont gratuites ; s'ils les utilisent plus tard, les options leurs sont payantes. S'ils peuvent les revendre à un prix plus élevé que le prix fixé, alors ils récupèrent le bénéfice ; dans le cas contraire, ils peuvent annuler ces actions.
Les parachutes dorés
Somme très élevée distribuée à certains directeurs ou cadres pour leur départ à la retraite.
Non pas sans être intimement lié à la crise, le Président brésilien Lula da Silva, quant à lui, n'a pas manqué de rappeler que les banquiers continuent à recevoir des bonus exorbitants (stock-options, parachutes dorés, etc.) parallèlement à la forte croissance du chômage. Mais paré à la situation, le Président français Nicolas Sarkozy a prononcé un discours axé sur la nécessité de sanctionner les paradis fiscaux, révélant son désir que « des sanctions soient appliquées sur des places, sur des pays qui ne respecteraient pas les règles en la matière ».
La question de la protection de l'environnement a été pour la première fois abordée concrètement lors de ce sommet, et pourrait bien devenir l'une des priorité numéro un durant les sommets à venir. Ainsi, les Chefs d'État ont émis différentes idées afin de réduire les émissions à effet de serre, comme le Président mexicain Felipe Calderon qui a proposer la création d'un « fond vert », impératif pour permettre aux économies émergentes de bénéficier de ressources financières suffisantes pour développer les énergies vertes.
Comme lors de chaque réunion du G20, les propositions pour réduire la fracture entre pays riches et pays pauvres n'ont pas été exclues. Les pays du G20 souhaiteraient donc que certains principes fondamentaux, fragiles dans les pays en voie de développement, subsistent ; ils souhaiteraient aussi mettre en place un système « plus transparent et plus efficace […] pour faire face aux questions fondamentales de l'énergie et de la sécurité alimentaire », comme l'a précisé le Président italien Silvio Berlusconi. Quant à l'Inde, elle s'est opposée à toutes formes de protectionnisme, qui empêcheraient les pays en voie de développement de se développer.
Le G20 de 2009, auquel succédera le G20 de 2011 en France (à La Baule ou bien à Lyon) est donc une réussite pour Barack Obama et ses homologues, puisqu'il a abouti sur des mesures et projets concrets qui promettent l'espoir d'un monde moins inégale, plus sûr financièrement et plus propre.
Je ne suis pas d'accord avec toi, le G20 est un échec, aucun pays ne veut faire le premier pas. Pour se mettre au vert, il faut regresser économiquement, et ça les chefs d'états ne sont pas prêts de s'y mettre.
Pour moi aussi, le G20 n'est qu'une plaisanterie. Une sorte de réunion "politiquement correcte" pour dire que tout le monde pense bien aux pauvres et qu'ils vont les aider. Sauf que depuis... Rien de plus que d'habitude...